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Profils atypiques en recrutement : et si c’était eux, la vraie réponse au marché en tension ?

  • Photo du rédacteur: Yann Bustos
    Yann Bustos
  • 30 janv.
  • 3 min de lecture

Dans un marché de l’emploi sous haute pression, les entreprises affirment vouloir « recruter autrement ».

Diversité, inclusion, potentiel : autant de mots qu’on entend partout.

Et pourtant…


Dans les faits, les profils atypiques restent souvent les grands oubliés du recrutement. Non pas par manque de compétences — mais parce que leur parcours bouscule les habitudes de lecture. Et si on inversait le regard ?


C’est quoi, un profil atypique ?

Ce n’est pas un profil « marginal », ni un ovni professionnel.

Un profil atypique, c’est quelqu’un qui :

  • a un parcours non linéaire,

  • a changé de secteurs, fonctions ou statuts,

  • a développé une hybridation de compétences,

  • sort des standards classiques : diplôme, intitulé, durée.

Concrètement ?

On parle de transferts (même fonction, autre secteur) ou de reconversions (changement de métier, voire de projet de vie).

Ce n’est pas une mode. C’est la nouvelle norme.

Et elle est porteuse d’opportunités — si on sait les voir.


Côté candidat : 5 défis à relever pour transformer son atypisme en levier


1. Rendre son parcours lisible

Un recruteur passe 30 secondes sur un CV. Si ce n’est pas clair, c’est écarté. 👉 Ce n’est pas tout dire, c’est donner du sens.

2. Déplacer le regard du recruteur

Moins d’importance au “quoi” (poste, diplôme), plus au “comment” (compétences, posture). 👉 L’atypisme, c’est de la valeur ajoutée, pas une anomalie.

3. Rassurer sans se justifier

Changer, c’est prendre un risque. À vous de montrer que vous savez sécuriser une transition.

4. Assumer son originalité

Ceux qui cherchent à trop se fondre dans le moule disparaissent. Ceux qui assument leur différence marquent les esprits.

5. Parler preuves, pas intentions


👉 Racontez ce que vous avez fait, pas ce que vous auriez pu faire. Chiffres, faits, impacts. Pas de flou.


Côté recruteur : avez-vous les bons outils pour les évaluer ?


Recruter un profil atypique, ce n’est pas « faire une fleur ». C’est un acte stratégique. Mais cela suppose de changer de grille de lecture.

Ce qu’il faut interroger :
  • Les compétences transférables plutôt que les parcours.

  • La capacité d’apprentissage plutôt que l’historique.

  • Le potentiel de contribution plutôt que le formatage.

Ce qu’il faut sécuriser :
  • L’intégration.

  • Le temps de montée en compétences.

  • Le lien entre valeurs du candidat et culture d’entreprise.


👉 Sinon, le risque n’est pas dans le profil… mais dans la posture du recruteur.


Former au recrutement ? Oui, pour acquérir ces nouveaux réflexes


Chez La Fresque du Recrutement Inclusif, on ne se contente pas de dire que « l’inclusion c’est important ».

On explore, on met en débat, on outille. En format fresque, en atelier, en formation.

Pour :

  • Mieux comprendre les parcours non standards,

  • Identifier les vraies compétences derrière les apparences,

  • Recruter non pas “par défaut”, mais par conviction.

Parce que l’inclusion, ce n’est pas un sujet RH.C’est un levier de performance durable.


Ce qu’on aimerait que les recruteurs disent demain

« Ce profil n’a pas tout coché. Mais ce qu’il a appris, traversé, et transformé… c’est exactement ce dont on a besoin. »

Pour aller plus loin


  • APEC – Compétences transférables et nouvelles mobilités professionnelles (2024)

  • France Compétences – Transitions et sécurisation des parcours (2023)

  • OCDE – Skills Outlook : career mobility & reskilling

  • DARES – Reconversion et marché du travail

 
 
 

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